samedi 29 janvier 2011

Mon libéralisme.


Crystalised
Pas de "politiquement correct". Pas ici. L'on prend de tout. On en rigole. Vois ici ma capitale, l'ironie. Sorte de grand théâtre. Une comédie à l'infinie. Structure fragile et superficielle. Sans caractère formel. Structure sans fondations. Nécessitant de lourdes capacités de sûreté. Sans doute, l'assurance d'une telle incertitude n'est elle probable. L'instabilité ne s'associe pas à la codification sociale. Mon propre libéralisme, avec périodes de crises, de pics. Un tunnel de secousses et de rebondissements. J'ai mon propre marché, mon wall street. Investissant à l'extrême, réussites et chutes forment un quotidien. L'effondrement de mon cours, c'est l'appel à l'aide, la direction d'autres possibles investissements. C'est un peu le fond monétaire sentimental. Selon placements et conjoncture, je te donnerai la nomination de sac à main, d'amour, de plan, de sauveur. Pas de formule magique, la spéculation intensive mène à cette inévitable prophétie créative : "il parait qu'elle...". D'un coup, ma grande prairie se vide, la réouverture des barrières s'y voit alors comme nécessaire. Situation d'urgence. Ma passion est en grande crise. C'est l'heure du sommet, réunion de tous mes grands dirigeants et nouvelles directives à appliquer, en accord aux vôtres. C'est le pacte, la dictature ne fonctionne plus, vos unions prennent le dessus. Mes finances sentimentales sont en suspend. Idéologie faussement tolérante. Surcompréhension des autres aboutissant à l'incompréhension de soi.
Tu comprends? Je suis un peu comme la finance excessive et les mécanismes de libéralisation du marché économique, dans un monde socialement sentimental.

lundi 24 janvier 2011

Le temps du doute.

"Celui qui laisse le monde, ou du moins son entourage, tracer pour lui le plan de sa vie, n'a besoin que de la faculté d'imitation des singes. Celui qui choisit lui-même sa façon de vivre utilise toutes ses facultés : l'observation pour voir, le raisonnement et le jugement pour prévoir, l'activité pour recueillir les matériaux en vue d'une décision, le discernement pour décider et, quand il a décidé, la fermeté et la maitrise de soi pour s'en tenir à sa décision délibérée. Il lui faut avoir et exercer ces qualités dans l'exacte mesure où il détermine sa conduite par son jugement et ses sentiments personnels. Il est possible qu'il soit sur une bonne voie et préservé de toute influence nuisible sans aucune de ces choses. Mais quelle sera sa valeur relative en tant qu'être humain? Ce qui importe réellement, ce n'est pas seulement ce que font les hommes, mais le genre d'homme qu'ils sont en le faisant. [..] La nature" humaine n'est pas une machine qui se construit d'après un modèle et qui se programme pour faire exactement le travail qu'on lui prescrit, c'est un arbre qui doit croitre et se développer de tous cotés, selon la tendance des forces intérieures qui en font un être vivant."
John Stuart Mill. De la liberté.