vendredi 25 mars 2011

Gagnants perdants.



Tous ces beaux jeux inventés
Pour passer devant les premiers
Pour que chacun soit écrasé
S’il refuse encore de plier

Les dégâts, les excès
Ils vont vous les faire payer
Les cendres qui resteront
C’est pas eux qui les ramasseront
Mais les esclaves et les cons
Qui n’auront pas pas su dire non
Nous on n’veut pas être des gagnants
Mais on acceptera jamais d’être des perdants

Pimprenelle et Nicolas
Vous nous endormez comme ça
Le marchand de sable est passé
Nous on garde un oeil éveillé
O la peur, ô le vide
O la victoire des avides

Faut pas bouger une oreille
Toutes sortes de chiens nous surveillent
Pas un geste, une esquisse
Sinon on tourne la vis
Nous on n’a rien à gagner
Mais on ne peut plus perdre puisque c’est déjà fait.


Toi qui viens de loin d’ici
Avec Ta peau et Tes os
On t’a parlé du paradis
On t’a menti, tout est faux
O mon ami o mon frère tout ce nerf
Perdu pour la guerre
Tu vas voir tout l’amour
Qui traîne au fond du discours
Dis t’en veux des papiers ?
Dis tu l’as vu mon palais ?

T’auras rien, c’est ainsi
C’est pas fait pour les perdants, le paradis

Il y a la chair à canon
Il y a la chair à spéculation
Il y a la chair à publicité
Enfin y’a tout ce que vous aimez

Vous et moi on le sait
Le spectacle est terminé
Pourtant c’était presque idéal
C’était loin du féodal
Oh maint’nant c’est foutu
Ça fait joli dans ton…
Fort intérieur c’est gênant
De rejoindre comme ça la cohorte des perdants

Il faut pas se faire d’illusions
Mais c’est mieux debout pour l’action
Et pour nos âmes, c’est égal
Dieu n’est pas dans la bataille

O messieurs les décideurs
De toutes parts, de tous côtés
Sachez que profond dans nos cœurs
On n’arrête pas le progrès
Sous l’Iris, sous la peau
Sous les ongles et dans l’étau
On pourra toujours refuser
De devenir les premiers ou les derniers
Pas de leaders triomphants
On s’ra jamais des gagnants ni des perdants

lundi 21 mars 2011

Le printemps!


Nantes.
Sans doute que, j'y parviendrai, à achever la longue traversée de mes extrêmes. Peut être enfin, l'extase. En sueur sous ma chaleur étouffante, j'escaladerai mes propres sommets. Je m'agripperai à en perdre mes ongles, j'en pleurerai à m'en assécher les joues, en hurlant ma torpeur, la dézinguer lentement, par écorchures brèves. Si il le faut, je me relèverai, saignante et faible. Par bouts de ficelles ou soudures brûlantes, je raccrocherai mes concepts imaginés. J'irai plus loin et plus haut, à la recherche de l'achèvement. L'ultime recherche. La fusion de moi même et de ce dont j'ignore encore les paramètres. Je gribouille sur vos dos, les ébauches de la perfection. Je scarifierai si il le faut, des âmes entières. Égoïstement sensible, j'auditionnerai le bouddhisme, le tantrisme, les drogues et tous les états que mon corps tolérera. Que j'en crève de mes imbécilités, je mourrai quand bien même au plus loin de mes envies. Je pourrai clopiner, longtemps encore, sur cette lame tranchante que sont mes désirs. Je bloque sur une partie plus qu'aiguisée. Et vous devriez essayez, à ouvrir les vannes de l'imagination et des envies. Je vous garde tous en une partie de moi, je vous l'assure.