Je pourrais avoir tort, défonces toi, écoutes et fait l'amour!
"Vivre, c’est atroce, c’est effroyable, le vide majeur
L’ennui s’évapore avec la peur qui se gorge de nos incertitudes
C’est l’échec, l’amour-leurre, et le temps est un sacré fossoyeur
Alors il ne faut pas fuir, faire semblant est une vaine attitude
Les griffes de métal lacèrent nos peaux létales
Et les larmes qui coulent se mêlent aux râles
Les zèles égoïstes fabriquent prophètes et démagogues
Qui excitent les rêves dans leurs crasseux monologues
Les voyous voguent sur le temps de la provocation sifflante
Des billets sécuritaires pour acheter les haines rampantes
Faites du travail, argent et bonheur à la clef de la propriété
Pour une inégalité citoyenne, juste être fier d’être français !
Les moments de malentendus, trop nombreux, trop insensés
Dans la guerre des égos, concurrents trop prêts à se massacrer
Les vapeurs acerbes dans les vents gonflés des folles ambitions
Je te crache à la gueule quand je suis infidèle devient la solution
Caresses intimes pointées du doigt, chérubin à tendance perverse
Quand il joue au bonobo, ses deux petites mains autour du sexe
La société, bassin de moralisateurs et de censeurs acquiescés
Par des papiers ridicules, grotesques de leurs titres nobiliaires
Et de leurs bavardages, médiocres penseurs tant grégaires
Qui cassent du sucre sur le dos de ceux qui triment sans arrêt
La pourriture avale les entendements et leurs fécondations
Germes mâchouillés pour jauger la solidarité en privation
Vivre, c’est atroce, c’est être otage d’un quotidien à dégorger
Trop de maux, trop de tyrannies, trop d’arbitraires mélopées."
Par ici la bonne poésie!
